La commune de Chaudfontaine modernise son règlement sur les taxis. Objectif : encadrer l’arrivée des plateformes de transport comme Uber. Dix licences sont disponibles pour des taxis « connectés » mais bien calidifontains.

Les choses bougent à Chaudfontaine. La commune vient d’adapter son règlement sur les taxis pour permettre à des plateformes de transport, comme Uber ou Taxi Melkior, de s’implanter sur son territoire. L’idée n’est pas de chambouler tout le secteur, mais bien de mettre la législation à jour pour coller à la réalité d’aujourd’hui. « On a voulu encadrer ce qui se fait déjà ailleurs, explique Laurent Radermecker, échevin des affaires économiques. Beaucoup de gens utilisent des applis de taxi, mais ici, il n’y avait pas encore de cadre clair. » Chaudfontaine serait une des premières petites communes de la région à se doter d’un règlement compatible avec les plateformes numériques.
Concrètement, le nouveau règlement, approuvé fin septembre, s’appuie sur le décret wallon du 28 septembre 2023 et son arrêté d’exécution du 16 mai 2024. Il fixe le quota d’un taxi pour 1.500 habitants. À Chaudfontaine, cela représente une dizaine de licences maximum, réparties entre taxis de station (ceux qu’on prend à une borne) et taxis de rue, qui peuvent être réservés via une application sur smartphones.

Ce qu’on souhaite, c’est que ces licences profitent d’abord à des Calidifontains.
Laurent Radermecler, Echevin des Affaires économiques
Territoire zéro chômeur
« Ce qu’on souhaite, c’est que ces licences profitent d’abord à des Calidifontains, souligne l’échevin. On veut encourager l’emploi et créer un service de mobilité de qualité, pour tout le monde. »
Chaque chauffeur devra obtenir une licence d’exploitation délivrée par la commune, après vérification du véhicule et des conditions d’assurance. Les taxis seront identifiables grâce à un autocollant « Taxi Chaudfontaine », inspiré du modèle liégeois. Et pas question de laisser faire n’importe quoi. Le règlement précise les conditions techniques, la propreté du véhicule, le certificat du chauffeur, jusqu’aux sanctions en cas de non-respect. Les candidats intéressés peuvent déjà envoyer leur dossier à l’adresse economie@chaudfontaine.be.
Pour la commune, cette réforme est aussi une manière de connecter Chaudfontaine à la ville et de renforcer son attractivité touristique. « Toutes ces petites choses doivent, à terme, nous relier encore plus à la métropole et inciter les visiteurs à venir profiter de nos atouts », conclut Laurent Radermecker.

Par Nora Belgomri
Journaliste à La Meuse LiègePublié le 24/10/2025 à 01:00